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Cas : Tecsi
Lundi, 5 Juin 2000, par Jean-Yves Reynaud
Sujet : Etude de cas
Résumé :
L'idée de cet article est
née des réflexions que m'ont fait plusieurs responsables de projets envers les
utilisateurs de leurs applications ou futures applications. Globalement, ils
pensaient leurs utilisateurs incapables de s'impliquer dans un projet DSDM :
manque de temps, manque de motivation, manque de recul voir même de compétences.
L'idée de cet article est née de mon expérience des projets DSDM, projets au
cours desquels j'ai travaillé avec des utilisateurs disponibles, motivés, visionnaires
et compétents.
Corps de l'article :
DSDM et les utilisateurs
Le constat que je fais aujourd'hui est que cette méfiance entre responsables
et utilisateurs est liée à un manque cruel de confiance. Confiance dans le potentiel
des utilisateurs, dans la volonté du responsable, dans l'objectif du projet,
dans les règles définies. Alors, comment installer cette confiance ?
La seule condition nécessaire c'est que le responsable soit conscient du potentiel
des utilisateurs et qu'il soit prêt à modifier son point de vue négatif. Le
reste n'est qu'affaire de bon sens.
La première étape consiste, pour le responsable, à choisir les utilisateurs
qui participeront à ce projet. Ce choix est délicat car il est nécessaire d'effectuer
un compris entre la représentativité des utilisateurs et leur intérêt pour une
méthode de type DSDM. Néanmoins, j'ai constaté qu'une équipe composée de gens
"normaux" donne de meilleurs résultats qu'une équipe d'experts.
La
deuxième étape de ce processus définit le pourquoi. Pourquoi faire ce
projet et pourquoi en DSDM. L'objectif du projet d'entreprise - acquisition
de parts de marché, amélioration de la qualité, de la productivité - doit être
décliné au niveau de l'utilisateur. A quels besoins répond ce projet ? Quels
sont les avantages qu'il en tire?
Il s'agit de vendre le projet et DSDM.
Le moyen le plus efficace pour vendre le projet consiste à réaliser un atelier
de quelques heures dont l'objectif est, après présentation du projet, de rechercher,
avec les utilisateurs, les avantages que le projet leur apporte et de les hiérarchiser.
Le
moyen le plus simple de vendre DSDM est d'en réaliser une présentation en insistant
sur la position de l'utilisateur : centre des préoccupations, rôle actif, autonomie,
responsabilité, …
De plus, proposer DSDM à des utilisateurs est déjà une première marque de confiance
à leurs égards.
Cette étape produit une déclaration d'intention commune qui présente clairement
les objectifs du projet - entreprise et utilisateurs -, ses limites et les principes
de la méthode, DSDM, utilisée.Il s'agit de définir précisément les rôles, l'organisation.
Il faut éviter deux choses :
- que les utilisateurs se prennent pour des informaticiens (et vice versa),
- que certains utilisateurs soient laissés de côté.
Les rôles sont attribués explicitement à des personnes. A ces rôles sont associés
des responsabilités, des charges et des moyens sur lesquels chacun s'engage.
L'important est donc que tous les rôles soient affectés à des volontaires. Ici
encore l'atelier est un excellent moyen d'attribuer ces rôles. On établit ainsi
un contrat, formalisé par un compte rendu d'atelier.
La dernière étape consiste à planifier l'activité de chacun. Le principe
de timeboxing facilite cette planification. La principale difficulté consiste
à rendre disponibles les utilisateurs. Le rôle du responsable, du sponsor, est
ici primordial puisque c'est lui qui donne les moyens.
J'ai constaté que la recherche de disponibilité est facilitée quand elle s'accompagne
d'une recherche d'amélioration de la gestion du temps, d'efficacité personnelle.
Il ne s'agit pas de remettre en cause une organisation mais de trouver des trucs
et astuces qui permettent de gagner du temps.
Ce processus cherche à donner confiance à chacun en créant un cadre consensuel,
rassurant. Il cherche aussi à motiver les participants. Cette recherche de motivation
est présente à chaque étape et utilise les principes suivants :
- Communiquer en utilisant des techniques efficaces,
- Construire ensemble, ne pas prendre de décision unilatéralement
- Trouver un objectif personnel à chaque participant, une récompense,
- Valoriser l'individu au sein du groupe
- Donner à la fois le clou et le marteau, c'est-à-dire les responsabilités et les moyens adéquats
- Montrer que le processus avance en produisant des documents, des comptes rendus,
- Intégrer un utilisateur champion de DSDM, qui a l'expérience de la méthode.
Ainsi utilisateurs et des responsables réconciliés et confiants entonnerons
tous en chœur :
"Je
crois à mon projet
Je crois à mon rôle
Je crois en DSDM
Alléluia, Alléluia"
Jean-Yves Reynaud - TECSI
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