|
Edito : confiance et priorités
Lundi, 7 Octobre 2002, par Ian Stokes
Sujet : Editorial
Résumé :
L’essentiel est de bien connaître les priorités afin d’organiser le travail en fonction de ces priorités, de se focaliser sur les activités les plus importantes et d’éviter les activités les moins nécessaires.
Corps de l'article :
La confiance et la foi : c’est ce qui fait tourner le monde. Elles cessent d'exister quand nous remettons en cause la compétence ou les motivations des personnes. Quand nous regardons l'état actuel de l'économie, nous nous rendons compte que nous manquons des deux à l'heure actuelle. Le monde a (a) des ressources, et le monde a (b) des besoins. Ce qui empêche (a) d’aboutir à (b) c’est la manque de confiance et de foi. Au fond de nos problèmes se trouve un système qui est individualiste. Il prétend fournir des récompenses aux plus compétents ou à ceux qui ont les meilleures motivations. En apparence, nous accordons le pouvoir à une élite d'individus et nous déléguons un énorme degré de discrétion à ces individus. En réalité, ces individus puissants s’enfoncent dans un processus complexe et opaque de négociation dans lequel ils naviguent entre de différents groupes d'intérêt.
A l’origine, nos difficultés sont systémiques. Aucun système n'est parfait. Mais, il est peut être temps d'ajuster le système afin de le rendre plus collectif. Ce qui manque, c’est la possibilité d’accorder des priorités.
Voici trois exemples:
(1) Les citoyens pourraient avoir le droit d’indiquer dans quelles catégories (par exemple éducation, santé, défense, sécurité, infrastructure, services, etc...) une partie de leurs impôts devrait être assignée. En payant plus d'impôts, ils pourraient en outre gagner un pouvoir fiscal plus important.
(2) Les employés, les investisseurs et les clients pourraient avoir prédéfini un droit de vote au sein d’un comité de pilotage d’une entreprise dans les stades de la compagnie. Une deuxième voix pourrait déterminer la proportion de droit de vote accordé aux décideurs. Les investisseurs potentiels auraient accès au modèle et les modèles pourraient se concurrencer. (3) Le principe de l’enveloppe soleau pourrait s’entendre pour aider à préciser quels associés ont contribué à une nouvelle découverte ou invention. Ayant schématisé le processus de création d’une connaissance partagée, une démarche pré-convenue d'arbitrage pourrait déterminer qui a contribué et dans quelle proportion aux étapes principales.
Il apparaît que la créativité est à la base de ces démarches. En fait, l’originalité de ces propositions repose sur la capacité de donner des priorités. Nous devons quitter le culte de l'expert et devenir plus sincèrement démocratiques. La difficulté avec le mot démocratique est que nous pensons que nous le comprenons, mais nous ne le comprenons pas, en fait. Sans donner des priorités il n'y a ni équipe, ni travail d'équipe. Sans sens de travail d'équipe, il n'y pas de solidarité.
Voici une méthode:
(1) Demander que chaque individu indique ce qui est ‘impératif’, ‘souhaitable’, ‘facultatif’ et ‘superflu’ dans les choix offerts.
(2) Débattre des différents points de vue.
(3) Allouer 100 points entre les choix.
(4) Débattre des différents points de vue.
(5) Convenir et convergez sur une distribution commune ou résumer les différents points.
Voici une autre méthode complémentaire:
(1) Demander à chaque participant d'assigner 100 points aux autres individus qui sont présents.
(2) Si souhaitable, débattre les différents points de vue.
(3) Le total du nombre de points assignés à chaque individu détermine leur pouvoir de vote.
0KB (0 bytes)
Publiez vos commentaires sur cet article
|