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Livret blanc : sous-traiter des projets DSDM
Lundi, 31 Décembre 2001, par Daniel Bach
Sujet : Livrets Blancs
Résumé :
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une organisation a besoin d’externaliser un projet de développement et de nombreux types de contrats ont été utilisés pour pouvoir contrôler la relation entre un client et son fournisseur.
Corps de l'article :
Sous-Traiter des projets DSDM
Ce Livre blanc développe les neuf principes DSDM dans le cadre des différents types de contrat (et plus particulièrement les contrats à prix forfaitaires et les contrats en régie) et il peut sembler évident qu'un contrat forfaitaire, comme ceux qui sont utilisés dans de nombreux développement et qui s’appuient sur un cycle de vie traditionnel en cascade, peut être inadapté au Développement Rapide d'Application. Ce qui est particulièrement vrai lorsque le contrat exige que des spécifications détaillées des besoins soient réalisées avant la conception et la réalisation.
Un contrat en régie fournit clairement plus de flexibilité qu'un prix forfaitaire et est donc plus adapté à un cycle de vie de développement itératif, où l'effort ne peut pas être assuré d’être évalué correctement au début du contrat. Beaucoup de clients accueillent cependant mal l'idée du contrat en régie où le client doit sans cesse contrôler et gérer tous les aspects du projet, et où l’on peut donner l’impression que le contrat ne se termine jamais. Par conséquent un contrat en régie peut être plus intéressant lorsque le prestataire prend la responsabilité des activités de gestion comme la planification, le reporting, la qualité, etc. Ce type de contrat est particulièrement bien adapté aux projets DSDM parce qu'il permet au prestataire de conserver la flexibilité nécessaire au projet tout en allégeant un certain nombre de responsabilités de gestion du client. Tout client concerné par la probabilité de ne jamais pouvoir mettre fin à un contrat en régie (et ne jamais être livré) est rassuré par le niveau de visibilité que peut fournir un système de gestion de livraisons fréquentes qui est exigé par DSDM.
Le livre blanc identifie également un autre type de rapport contractuel compatible avec DSDM, le contrat « cadre ». Le contrat « cadre » a en commun avec les contrats en régie le fait qu’il n’exige pas de spécifications détaillées des besoins et permet de faire appel aux ressources, comme il faut et quand cela est nécessaire. L'existence d'un contrat « cadre ». a aussi tendance à démontrer qu'il y a un rapport établi et de confiance entre les deux parties, nécessaire au le succès de n'importe quel type de développement coopératif.
En résumé, le Livre blanc propose que :
· Les contrats en régie ou les contrats « cadre » sont la plupart du temps les types de contrats qui sont appropriés à la sous-traitance de type DSDM,
· Les spécifications détaillées des besoins soient évitées et ce pour de nombreuses raisons,
· La participation de l'utilisateur soit spécifiée contractuellement (et plus particulièrement dans un contrat forfaitaire).
Note : Il y a plusieurs types de rapports contractuels qui permettent de travailler efficacement avec DSDM.
Ceux-ci incluent :
· Se mettre d’accord sur une estimation budgétaire correspondant au coût du projet dans sa totalité, avant le début de chaque phase ou timebox, et se mettre d’accord sur un prix forfaitaire pour cette activité et ensuite effectuer régulièrement un reporting sur la base des données réelles. Ces données peuvent être rapporchées des estimations pour pouvoir être averti très tôt d’éventuelles dépenses supplémentaires à effectuer. L'acheteur peut demander d’arrêter le projet à tout moment et, en raison des livraisons fréquentes, dispose de résultats tangibles selon l’investissement consenti.
· En fixant dès le début du projet, le nombre et la durée d'itérations. Cela peut mettre en péril certains des principes de DSDM, mais peut permettre de consentir un prix forfaitaire tout en permettant la mise en œuvre du système itératif et des livraisons fréquentes.
· Se mettre d’accord sur un contrat de rémunération, où un coût "le plus probable" est consenti pour le développement. Toute économie de coûts est partagée proportionnellement entre les deux parties, alors que toute dépense excédentaire est payée par l'acheteur à un taux d'honoraires journalier réduit. Cela permet de dissuader l'acheteur d'inutilement augmenter le niveau d’exigences tout en préservant une certaine flexibilité pendant le développement.
· Exécuter tous les premiers travaux sur la base du temps et des ressources nécessaires jusqu'à un jalon convenu dans l'Itération du Modèle Fonctionnel. A partir de ce jalon un prix forfaitaire est consenti (rapidement) pour le reste du travail à effectuer, puisque tant le vendeur que l'acheteur comprendront plus précisément la nature et la portée du travail restant à faire.
· En livrant dès le premier incrément sur la base d'une durée et de ressources matérielles. De nouveaux incréments peuvent alors être livrés sur la base de prix forfaitaires. Encore une fois, ceci est possible du fait d'une meilleure compréhension commune de la portée du travail à réaliser.
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