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Editorial : à propos de l'année
Lundi, 31 Décembre 2001, par Ian Stokes
Sujet : Editorial
Résumé :
Augmentons notre capacité d’anticipation. Interprétons les signaux. Reconnaissons les tendances. Pratiquons la communication et la veille.
Corps de l'article :
D’abord, une bonne année 2002 !
Depuis plus de 3 mois, rien ne s’affiche sur ce site. C’est louche, comme si tout s’était éteint le jour du 11 septembre. Alors, cette journée maudite soudée dans nos mémoires a provoqué une quantité sans parallèle de réflexions et de mises en causes. Tout paraissait si soudain, si inattendu, si bouleversant.
Mais, voici une autre réflexion : comment se fait-il que nous nous sentons souvent aussi dépourvus face à des chroniques pourtant annoncées ? Sur Internet la haine et le sentiment d’agression suicidaire faisaient rage sur de nombreux sites. Même en 1993, lors de l’attentat précédent au World Trade Center les experts ont remarqué l’absence quasi-totale de gestion de risques. En 1999, des livres scolaires américains traitèrent cet incident de cas exemplaire d’une mauvaise sensibilité aux risques. Et pourtant, en 2001 voilà l’attentat ré-édité par la même organisation de terroristes, et dirigé par le même homme, avec une violence autrement plus terrifiante.
Prenons un autre phénomène qui a marqué ce début de siècle : le crack boursier a véritablement commencé vers le 3 avril 2000. Ce jour-là les valeurs des actions technologiques commençaient à glisser inexorablement. En automne 2000, des chefs d’entreprises technos pouvaient toujours vendre leurs actions et anticiper largement les chutes à suivre, au point d’être accusés de manipulation. Et pourtant, le mouvement était amorcé depuis plusieurs mois.
Les signaux sont là, l’information est disponible, mais nous n’agissons pas. Je crois que nous sommes tellement préoccupés par nos problèmes quotidiens, tournés vers l’intérieur, et en train de gérer nos actions de pompier journalier, que nous oublions de faire preuve de vigilance envers de l’avenir. L’éveil est pourtant un critère de survie.
Augmentons notre capacité d’anticipation. Interprétons les signaux. Reconnaissons les tendances. Il s’agit de s’ouvrir aux informations. Or, nous sommes noyés dans des informations. Nous sommes assourdis par la cacophonie, et enfoncés par la densité d’hypothèses et d’analyses contradictoires.
D’ou une compétence clé : l’aptitude à trier et filtrer les informations pertinentes et prioritaires dans cette immensité de données face auxquelles nous sommes confrontés.
Alors, si vous avez un point de vue à partager, veuillez signaler ou partager les aperçus qui vous intéressent. Continuons à pratiquer la communication et la veille.
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