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Editorial : travailler avec les utilisateurs
Mardi, 11 Septembre 2001, par Ian Stokes
Sujet : Editorial
Résumé :
Comment c'est difficile de travailler avec les utilisateurs ! C’est coûteux en énergie et en temps, et en plus on n’a pas toujours les résultats qu’on aura souhaités.
Corps de l'article :
Comment c’est difficile de travailler avec des utilisateurs ! C’est coûteux en énergie et en temps, et en plus on n’a pas toujours les résultats qu’on aura souhaités. Enfin, un papier * « expériences de la co-réalisation » offre un aperçu de ce dilemme : études, définition, prototypage, réalisation, mise en œuvre ne comptent que pour 50% du projet.
Alors, c’est quoi ce ‘‘temps caché’’ qui consomme plus de temps que toutes les autres phases confondues. Eh bien, c’est la politique ! A priori, un processus est perçu comme une démarche rationalisée, et même scientifique. Or, en réalité, il est profondément politique : les intérêts, les valeurs, les relations de pouvoir – tous jouent un rôle.
Souvent l’équipe projet imagine que tout se serait bien passé s’il y n’avait pas eu la politique. Ce n’est pas une excuse. Les projets qui vont structurer des informations et influencer la future façon de travailler sont intrinsèquement politiques. Lorsque les utilisateurs donnent leur avis au sujet de la maniabilité, c’est un engagement politique. Leur point de vue fait partie de la politique décisionnelle de l’entreprise : investir, établir des priorités, valoriser les résultats.
Pour réussir un vrai changement, il faut comprendre l’importance et l’inévitabilité des aspects politiques. Le point de vue de l’utilisateur final, ou mieux le consommateur final, c’est du concret. Les approches académiques de modélisation n’ont pas la même efficacité. L’essentiel consiste à percevoir du point de vue de celui qui est au bout de la chaîne de valeur. C’est de l’empathie.
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